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Les peuples bispirituels (3me année)


Avez-vous déjà entendu le terme LGBTQ+? Savez-vous ce qu’il signifie? LGBTQ+ est un sigle qualifiant les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans et queers; et le symbole + représente les personnes ayant des identités de genre et des orientations sexuelles différentes des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans et queers.


Aujourd’hui, nous allons parler des peuples bispirtituels. Le terme « bispirituel » décrit les certaines personnes autochtones LGBTQ+ qui s’identifient à la fois à la femme et à l’homme. Il s’agit d’un mot réservé aux peuples autochtones. Avant l’arrivée des colons français et britanniques dans le territoire que nous appelons maintenant le Canada, les personnes bispirituelles jouaient un rôle important. Les colons britanniques et français ont cependant essayé d’imposer leurs idées sur le genre (c’est-à-dire sur la façon dont selon eux les garçons et les filles devaient se comporter) aux personnes bispirituelles. Les Autochtones LGBTQ+ continuent cependant de revendiquer leur identité bispirituelle. Il y a des militants et artistes bispirituels importants qui vivent à Wolastokuk.


Par exemple, Allan « Chicky » Polchies, qui est le chef de la Première Nation de Saint Mary, est le premier chef ouvertement LGBTQ+ au Canada atlantique.


Avez-vous entendu parler de l’artiste Jeremy Dutcher? Jeremy Dutcher est un compositeur et interprète wolastoqiyik de la Première Nation de Tobique, au Nouveau-Brunswick, qui s’identifie comme bispirituel. Il est non seulement compositeur et interprète, mais milite également dans la province. À travers sa musique, Jeremy Dutcher cherche à préserver la culture et la langue wolastoq. Il a trouvé, à Archives Canada (Ottawa), un ancien enregistrement de chanteurs de la Première Nation de Tobique fait par un anthropologue aux débuts des années 1900. Jeremy a ensuite créé un album dans lequel il joue du piano et chante en langue wolastoq pour accompagner les chanteurs de l’enregistrement. Il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui, la langue wolastoq n’est parlée couramment que par une centaine de personnes. Certaines personnes cependant, comme l’aînée Imelda Perley, continuent de transmettre cette langue. Il faut également souligner le rôle important que jouent les compositions de Jeremy Dutcher pour partager la langue wolastoq. Composer des chansons en wolastoq lui permet de diffuser l’art wolastoqiyik ainsi que de se rapprocher de ses ancêtres.


Connaissez-vous d’autres artistes ou militants qui s’identifient comme étant bispirituels?